Les poissons de nos rivières

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Beaucoup pensent qu’il n’y a plus de poissons dans nos rivières en Dyle-Gette.
Que nenni ! Ils sont revenus, mais leur (sur)vie reste fragile. En cause : les trop nombreuses pressions anthropiques qui sévissent encore sur nos rivières.

Quels sont-ils en Dyle-Gette ?

Les informations disponibles sur base du total de 146 pêches électriques effectuées entre 1976 et 2018 sont les suivantes :

Tenant compte du contexte peu favorable pour le sous-bassin Dyle-Gette (voir plus bas), on aurait pu s’attendre à une situation plus catastrophique sur le plan des populations piscicoles en place chez nous. C’est donc plutôt une bonne nouvelle...

Les espèces les plus abondantes sont l’épinoche, la loche franche, le chabot, le goujon, le gardon et le pseudorasbora (exotique) : ces 6 espèces se partagent en effet à elles seules 96% de la quantité totale de poissons prélevés. Les 23 autres espèces correspondent aux 4 autres % (ex : la truite fario, la perche, l’anguille, le brochet ...).

 

Epinoche_en_livree_nuptiale.jpg Bloc 1 Chabot Bloc 1 Brochet Goujon
Epinoche en livrée nuptiale Chabot dans l’Orne à Court-St-Etienne Brochet dans la Lasne à Rixensart Goujon

Chaque espèce a son écologie propre pour un développement optimal : tantôt un substrat sablonneux ou pierreux, tantôt un taux d’oxygène plus ou moins haut, ou encore une tolérance variable à la pollution de l’eau. Par exemple : l’épinoche est le dernier bastion vivant de la population piscicole d’une rivière fortement polluée. Son absence dans un secteur prospecté signifie que le cours d’eau est quasi mort biologiquement.
Dans notre sous-bassin Dyle-Gette, on retrouve des poissons plutôt adaptés à des rivières au profil sablo-limoneux à faible pente.

Riviere type sabo limoneux La Thyle

La Thyle, rivière typique en Dyle-Gette

Pour découvrir les spécificités de ces espèces :

- « Poissons de Wallonie, les eaux calmes » 
- « Entretenir les cours d’eau et l’habitat des poissons » 
- La Maison wallonne de la pêche 

Quelle méthode d’inventaire ?

En collaboration avec des unités universitaires spécialisées et le Service de la pêche du Service Public de Wallonie, des pêches électriques sont régulièrement organisées pour recenser les populations piscicoles (nombre d’espèces présentes et nombre d’individus).

Inoffensive (malgré son nom), cette technique induit un faible courant électrique dans l’eau, qui engourdit les poissons présents. Il reste alors à les prélever, observer, identifier, mesurer et peser .... et les rendre ensuite à leur milieu naturel.

 Peche electrique Jodoigne  peche electrique Orne a CSE  PE Nethen anguille  PE PPG Orp
Pêche électrique dans la Grande Gette à Jodoigne  Pêche électrique dans l’Orne à Court-St-Etienne  Une anguille capturée dans la Néthen à Grez-Doiceau Pêche électrique dans la Petite Gette à Orp-Jauche 

Les résultats des pêches électriques reflètent la qualité de l’écosystème. Elles sont utiles pour recueillir plusieurs informations :

Des poissons en sursis ?

N’ayons pas peur du mot...il faut à nos poissons un moral d’acier pour survivre aux nombreuses pressions humaines qui pèsent sur la rivière. Pour n’en citer que quelques-unes :

Que pouvons-nous faire ?

Pour accéder aux différentes présentations de la journée du 19 février 2019 consacrée à « la gestion piscicole en Dyle-Gette : état des lieux et perspectives »