Contrat de rivière Dyle-Gette

jeudi 27 avril 2017

« Et pourtant, c’est une belle plante »

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A peu près tout le monde, excepté quelques ermites, a déjà entendu parler au moins une fois de la renouée du Japon (ou renouées asiatiques sensu lato) ... et pour cause, car question peste végétale on ne fait pas mieux (ou pire, c’est selon).
Que pouvons-nous faire ? Est-il possible (souhaitable) de faire quelque chose ?
Tâchons d’y voir plus clair ...

« Et pourtant, c’est une belle plante », telle est la phrase qu’on entend parfois (souvent) au sujet des plantes exotiques envahissantes.

Suite à l’accroissement des échanges commerciaux et de la circulation des biens à travers le monde, de plus en plus d’espèces sont introduites en dehors de leur aire de distribution naturelle. Si la plupart d’entre elles persistent difficilement, quelques-unes (10-15 %) peuvent adopter un comportement beaucoup plus dynamique. Elles développent alors des populations importantes, se dispersent au travers des paysages et peuvent, en outre, entrer en compétition avec les espèces indigènes et altérer le fonctionnement des écosystèmes. On les appelle espèces exotiques envahissantes (EEE) ou encore espèces invasives.

Depuis une trentaine d’années, la prise de conscience du phénomène des invasions biologiques connaît un véritable essor international. Les EEE sont actuellement au cœur des préoccupations en raison de la menace qu’elles constituent pour la biodiversité et l’intégrité des écosystèmes. La Wallonie n’est pas épargnée, mais l’intérêt porté à cette problématique n’est que très récent.

La plupart des espèces de plantes naturalisées en Wallonie ont fait l’objet d’introductions délibérées pour l’ornement, les loisirs, l’aquaculture, l’agriculture, la sylviculture ... L’accroissement important du nombre d’espèces naturalisées au cours des dernières décennies est lié à l’accélération importante de la vente de ces espèces par différentes filières commerciales. Il est ainsi estimé que près de 90 % des plantes commercialisées en Wallonie ne sont pas indigènes et qu’environ 2 % de celles-ci sont reconnues comme envahissantes en Belgique (LIFE AlterIAS). C’est ainsi que l’abandon sauvage de déchets de jardins dans la nature contribue grandement à la dissémination de ces espèces.
Notons encore que les invasions biologiques sont fréquentes dans les milieux fortement perturbés par l’activité humaine (berges de cours d’eau, friches, talus, terrains vagues, bords de route, ...). Toutefois, de plus en plus d’observations récentes signalent aussi leur présence dans des milieux semi-naturels et des sites de grand intérêt biologique en Wallonie.

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Parmi toutes les plantes concernées par cette courte introduction, intéressons-nous en particulier aux renouées invasives :
la renouée du Japon et assimilées (Fallopia ssp).

Les renouées asiatiques (document à télécharger en fin d'article)

Importées d’Asie Orientale, les renouées dites asiatiques ont été introduites en Belgique à la fin du 19ème siècle pour leurs qualités ornementale, fourragère et fixatrice du sol. Il existe en fait 3 types de renouées invasives en Wallonie : la renouée du Japon, la renouée de Sakhaline et leur hybride.

Toutes sont des plantes herbacées pérennes pouvant atteindre 3 mètres de hauteur, dont les tiges robustes portent, à l’aisselle des feuilles, des panicules de petites fleurs blanches et qui comportent un important réseau de rhizomes souterrains (2/3 du volume de la plante), lignifiés, par lequel s’effectue une intense multiplication végétative, leur principal mode de reproduction dans nos contrées.
Elles diffèrent par la forme de leur feuille, la renouée de Sakhaline et l’hybride pouvant aussi présenter une reproduction sexuée, au moins en conditions contrôlées en Wallonie. Dans la suite de l’article, nous parlerons donc de renouées asiatiques.

On l’a dit, le mode principal de propagation de ces espèces est lié à leurs très grandes capacités de multiplication végétative à partir de ses rhizomes ou des bourgeons axillaires. Le moindre fragment de rhizomes peut redonner un individu entier.

  • Les activités humaines constituent une des causes principales de dissémination de la plante. Les engins agricoles, forestiers ou de travaux peuvent déplacer des terres ou autres matériaux contenant des fragments de rhizomes qui s’implantent alors sur les sites vierges.
  • Le transport par l’eau des fragments de tiges ou de rhizomes, emportés lors des crues par exemple, est un autre mode de dispersion de la plante.

Conséquences environnementales

La liste pourrait être longue, en voici quelques exemples :

  • Les renouées asiatiques sont, à l’instar de la plupart des EEE, des espèces très opportunistes. Elles connaissent une croissance et un développement très rapide, leur conférant assez tôt en saison un important couvert végétal. Débarquées de l’autre bout du monde, elles ne sont en outre la proie d’aucun prédateur (quelques gastéropodes peut-être). Pour toutes ces raisons, une fois implantées, les renouées vont exercer une compétition implacable vis-à-vis des autres espèces végétales en place. Ceci à plus fortes raisons qu’elles sont capables de libérer dans le milieu des substances qui modifient les conditions physico-chimiques du sol, pour leur propre convenance, et capables de nécroser les racines des plantes concurrentes.
  • Les renouées qui se développent en bord de cours d’eau ont tendance à former des populations (clones seraient plus exact) monospécifiques ; or, même si la plante est pérenne, ses parties aériennes meurent en fin de période végétative, laissant ainsi les berges des cours d’eau nues, sans protection pendant la saison des hautes eaux et donc plus exposées aux processus d’érosion, voire d’inondation. Ces vastes massifs bloquent en outre la régénération de la ripisylve qui ne peut plus assurer ses fonctions naturelles (auto-épuration, stabilisation, ...).
  • On peut encore citer leur effet de banalisation du paysage ou les possibles conséquences en termes de fragilisation des infrastructures (pont, bitume, ...), d’obstruction à la visibilité routière et de gêne pour les activités sylvicoles ou agricoles.

Les renouées asiatiques ont donc des incidences environnementales non négligeables pouvant profondément perturber le fonctionnement des écosystèmes. On comprend donc qu’il est pressant d’agir ... ou pas ; ou en tous cas pas n’importe comment et pas n’importe où.

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Que faire ?

Mieux vaut prévenir que guérir

Il s’agit de loin de la méthode la plus efficace et la moins coûteuse pour lutter contre le développement des renouées asiatiques et autres EEE de manière générale. En effet, Bien que spontanément l’idée soit de vouloir traiter les sites déjà très envahis, il est préférable, dans un premier temps, de mettre en œuvre quelques principes préventifs simples permettant d’éviter la propagation des plantes déjà en place ou l’arrivée de nouvelles.

  • L’information et la sensibilisation peuvent permettre d’y contribuer pour une grande part ;
  • Une bonne connaissance cartographique de la situation est nécessaire afin de disposer d’une vue globale de la situation, de localiser les secteurs vierges à préserver et d’affecter un ordre de priorité aux différents sites envahis.
  • Le couple détection et intervention précoce peut également s’avérer extrêmement pertinent en cas de nouvelle infestation d’un site jusqu’alors épargné (arrachage manuel précoce, bâchage, ...).
  • En perspective de travaux d’aménagement sur un site déjà colonisé (cf Circulaire ministérielle M.B. 11/06/2013), il conviendra de confiner et matérialiser les clones présents (rubalise). Ensuite 2 cas se présentent :
    • dans la mesure du possible, éviter toutes perturbations à son encontre : ne pas travailler dans les clones de renouées et ne pas terrasser à moins de 5 mètres des plants si cela peut être évité. En effet, un clone non perturbé se développera nettement moins qu’un clone soumis à des perturbations, mêmes partielles, et sans suivis sur le long terme (cf une expansion latérale des rhizomes en réponse à la perturbation).
    • S’il n’y a d’autre choix, alors il sera essentiel de respecter certaines règles :
      • Commencer par travailler sur les zones non contaminées avant d’opérer sur les zones infestées afin de limiter le risque de propagation de la plante (outillage ou circulation)
      • Les produits d’arrachage ou de fauche doivent être récupérés et séchés sur une surface imperméable sans risque de dispersion (dalle béton, bâche plastique, ...) puis évacués ou incinérés.
      • Ne pas abandonner les résidus dans la nature. Les milieux naturels n’ont pas vocation à accueillir les déchets quels qu’ils soient, y compris les déchets verts !

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En cas d’intervention nécessaire ou souhaitée

Pour l’heure, il faut savoir qu’il n’existe pas de moyen d’éradication définitive des renouées asiatiques. En effet, elles comptent parmi les plantes invasives les plus difficiles à gérer. La gestion est longue, coûteuse et peut présenter un risque élevé de dispersion de fragments de rhizomes, sans pour autant être efficace à 100 %. Par conséquent, il est important de juger de la nécessité de gérer un clone. Il peut être préférable parfois de ne pas y toucher et donc d’éviter de perturber le sol contaminé.

Si une intervention s’avère toutefois nécessaire, plusieurs méthodes de gestion existent. Pour envisager la meilleure méthode à appliquer en fonction du contexte, des moyens disponibles et des objectifs que l’on se fixe, la Cellule interdépartementale Espèces invasives de la Wallonie (DGO3-CiEi) a produit début 2015 un arbre décisionnel pour le choix de la technique de gestion des renouées asiatiques. Nous vous invitons à le parcourir afin de prendre connaissance des diverses techniques pouvant être envisagées ; notez qu’un cas n’est pas l’autre et qu’avant intervention, une analyse fine de la situation est indispensable. En voici les grandes lignes.

Avant toute intervention sur un site, on se posera donc les questions suivantes :

  • En regard du « contexte renouées » local, quels sont les risques d’installation de l’espèce ?
  • Sommes-nous en mesure de limiter ces risques ?
  • Pouvons-nous assurer un suivi régulier et de longue durée ?
  • Le site est-il prioritaire ?

La réponse à ces différentes questions va déjà nous permettre de nous rendre compte si l’intervention est pertinente ou non.
Ensuite, en fonction de notre objectif initial, des moyens financiers, techniques et humains disponibles sur le plus ou moins long terme et des caractéristiques physiques du site (surface envahie, accessibilité, relief, propriété, ...), nous pourrons opter pour une technique dite d’éradication localisée ou pour une technique dite d’atténuation.
Les techniques d’éradication localisée vont agir sur les parties souterraines et permettre d’assainir - en théorie - la zone envahie sous réserve du respect strict des protocoles qui leur sont liés ; elles sont en outre particulièrement onéreuses et nécessitent l’utilisation de gros engins spécifiques (cf fiches techniques en liens). Le concassage-bâchage semble apporter des résultats assez convainquant, surtout pour les petites populations, mais dépend aussi des types de sol. Les techniques d’excavation (terrassement), quant à elles, sont plutôt à conseiller lors de projets d’aménagement de zones déjà envahies au cours desquels il est possible de profiter de la présence d’engins adéquats. Ces techniques ne sont toutefois pas sans risque, notamment au niveau de la dispersion de fragments.
Les techniques d’atténuation vont agir sur les parties aériennes de la plante. Elles sont basées sur la notion d’épuisement des réserves de la plante, ce qui va réduire sa vigueur, et, si couplées entre elles, sur la notion de compétition interspécifique. Les rhizomes n’étant pas directement visés, selon la technique de gestion choisie, il faudra l’envisager sur le long terme avec un suivi précis, fréquent et régulier. Les risques liés à la dispersion de fragments et au devenir des résidus de gestion varient selon la technique retenue mais doivent, dans tous les cas, faire l’objet d’une attention particulière au risque de propager le problème.
Parmi ces techniques, citons :

  •  La fauche. Utilisée seule, la fauche n’a que très peu d’efficacité en soit, elle serait même à déconseiller sans de nombreuses répétitions dans le temps en raison du risque élevé d’aggravation de la situation par extension latérale des rhizomes. Elle est cependant un préalable essentiel à l’application combinée d’autres méthodes de lutte. Une alternative pour les grandes surfaces est la technique du broyage / aspiration, qui nécessite cependant la possibilité d’accéder sur site avec des engins lourds.
    Photo4 Fauche aspiration ARRAA

    Photo : ARRAA

  • L’arrachage manuel se justifie dans le cas de petits massifs ou en milieu sensible. Il conviendra de répéter fréquemment ces arrachages au minimum deux fois par mois pendant la saison de végétation. Peu onéreux mais nécessite un suivi rigoureux. Possibilité de retirer au passage un maximum de rhizomes les plus superficiels pour un gain d’efficacité.
  • Plantation d’arbres, d’arbustes ou semis dense d’herbacées (indigènes). Cette technique basée sur la concurrence et la diversification nécessite une fauche préalable. La végétation concurrente devra être densément implantée, de croissance vigoureuse et devra dans le cas des arbustes déjà présenter une certaine taille (min. 1m20) de manière à couvrir rapidement le plus d’espace possible et ombrager les renouées. Un dégagement régulier des plantations durant les premières années s’avère nécessaire.
  • Bâchage et semis. Cette technique nécessite également une fauche préalable. Il convient ensuite de recouvrir la zone envahie (5m tout autour) avec une bâche ou un géotextile non tissé pendant plusieurs années. Pour renforcer son efficacité, le site doit idéalement présenter peu de relief et un suivi des repousses avec arrachage manuel doit être effectué régulièrement. Une plantation en bordure la surface traitée pourrait être envisagée afin de limiter l’apparition de repousses hors des limites couvertes.
  • Injection. Cette technique existe mais est déconseillée en regard des conséquences environnementales pour une efficacité non garantie.
  • Pâturage. Si le site le permet, une gestion régulière par du bétail pourrait avantageusement être envisagée. Cette technique demande peu d’entretien en dehors de la bonne maintenance du troupeau et semble efficace sur plusieurs années car l’épuisement de la plante est continue du fait de la présence régulière des bestiaux. Les renouées possèdent une bonne valeur fourragère mais leur appétence diminue au fur et à mesure de leur croissance, il convient donc de privilégier les jeunes pousses par fauche sélective. De la configuration du terrain et des ressources disponibles dépendra le choix du type d’animaux.
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    Photo : AACL
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Encore une fois, il est conseillé de combiner ces différentes approches.

Outre le pâturage, d’autres techniques de lutte dites biologique existent :

  • L’utilisation d’un insecte ravageur : Aphalara itadori est un prédateur naturel des renouées dans leur aire d’origine en Asie. Il s’agit d’un psylle qui se révèle en UK, après une batterie de tests en laboratoire, résolument monophage (ouf !). Des tests en plein air ont donc été lancés, toujours en UK, mais apparemment la petite bête ne semble pas vraiment s’acclimater correctement (E. Branquart, com. pers.).
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  • L’utilisation d’une plante grimpante : la clématite des haies est un hôte commun des lisières, bosquets et autres haies en Wallonie, notamment en terrain calcaire. Ses propriétés volubiles et son fort développement en ont fait une plante test de choix dans le cadre de la lutte biologique contre les renouées asiatiques. Cette approche toute récente est développée par le Département de la Nature et des Forêts (contact : François Laviolette). Un protocole existe mais il est encore trop tôt pour en tirer des conclusions. Si toutefois vous souhaitez participer à cette expérimentation, n’hésitez pas à contacter le responsable et à télécharger le protocole.

    Photo7 Lutte bio1 copie Lutte bio 2 copie

Finalement, quelle que soit la méthode de gestion choisie pour lutter contre le développement des renouées, les conseils généraux suivants restent d’application :

  • Ne pas acheter, vendre, planter ou distribuer.
  • Ne pas jeter les résidus de gestion n’importe où et ne pas stocker sans surveillance.
  • Ne pas déplacer et/ou réutiliser des terres contaminées (cf circulaire ministérielle M.B. 11/06/2013).
  • Estimer convenablement la nécessité de gérer et choisir un scénario de gestion adapté au site.
  • Nettoyer les outils, pneus et chenilles des engins et assurer un suivi dans le temps des mesures prises (long terme).

 Ça s’est produit près de chez nous

Dans le bassin Dyle-Gette, quelques exemples d’initiatives visant à contrer le développement toujours croissant des renouées asiatiques ont été portés par différents acteurs. Nous vous en présentons trois ici.

Renouées asiatiques de la réserve naturelle de la Grande Bruyère (Rixensart)

La régionale Natagora-BW et le PCDN de Rixensart mènent depuis 2009 des actions d’arrachage manuel assorties, depuis 2015, de la pose d’un géotextile au niveau d’un petit massif de renouées dans la réserve naturelle de la Grande Bruyère. Le site est considéré comme prioritaire car en espace protégé et car les renouées sont, somme toute, moins vigoureuses en contexte boisé (aulnaie alluviale humide). La présence des arbres rend parfois la tâche plus difficile notamment au niveau des raccords entre le géotextile et le pied des arbres. Le suivi qui est appliqué est néanmoins rigoureux et les moindres repousses ont à peine le temps de croître, qu’elles sont rapidement happées par une main volontaire.

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Photos : Natagora

La situation est donc sous contrôle et les renouées contenues mais il faudra encore du temps avant de pouvoir baisser la garde.

Renouées asiatiques du site du Pont cassé le long de l’Argentine (La Hulpe)

Le Contrat de rivière Argentine et le PCDN de la Hulpe se sont tout récemment lancés dans l’aventure de la lutte contre les renouées asiatiques implantées en bord de cours d’eau. Les lieux se situent le long du sentier du pont cassé en contrebas du complexe sportif. Le but ici ne vise pas l’éradication, mais plutôt une restauration de la diversité végétale. Forts de l’expérience acquise suite à une première expérimentation datant de 2010 mais ayant plutôt mal évoluée, et conseillés par la CiEi, ils ont choisi la technique du bâchage associée à la plantation différée de petits arbustes indigènes. Le projet prend également une vocation de sensibilisation puisqu’un panneau d’information à l’intention des promeneurs a été installé sur le site.

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Photos : CRA

 

Renouées asiatiques du quai du trompette le long de la Dyle (Wavre)

La Ville de Wavre a tout récemment développé un projet visant à épuiser les renouées asiatiques implantées en bord de cours d’eau par différentes fauches successives et exportation des rhizomes. Suite à cela, une bâche biodégradable sera placée et une plantation de végétation concurrente sera effectuée (diverses herbacées et arbustes indigènes) de manière à renforcer la compétition avec les renouées en apportant ombre et développement racinaire. Là encore le but n’est pas d’éradiquer (vous aurez d’ailleurs compris par vous-même si vous avez bien lu l’article ☺) mais bien d’atténuer la dominance locale des renouées et diversifier quelque peu la berge en plein centre-ville.

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Lutter contre les EEE : quid des initiatives locales et de la réglementation ?

* Plan de lutte local du Contrat de rivière Dyle-Gette

Trois espèces principales sont pour l’instant concernées : balsamine de l’Himalaya, berce du Caucase et hydrocotyle fausse-renoncule

balsamine berce hydrocot
Principalement sur base volontaire avec la collaboration des bénévoles, des communes et des gestionnaires de cours d’eau
Aspect réglementaire : ordonnance générale de police sur les espèces invasives

* Plan berce de la Wallonie

Sur base volontaire selon le principe du « chacun gère chez soi »
Coordination locale, assistance technique et formations possibles par les Contrats de rivière
Prise en charge des grosses populations par le SPW (formulaire de demande à rentrer)
Aspect réglementaire : ordonnance générale de police sur les espèces invasives

berce

* Actions de régulation des rats musqués et des bernaches du Canada
Bernache

Cellule de piégeage du SPW pour les rats musqués : possible intervention à la demande toute l’année
Chasseurs ou autres gestionnaires pour les bernaches du Canada : destruction possible toute l’année, notamment dans les espaces verts, parcs et jardins publics. Une demande d’autorisation doit toutefois être introduite
Aspect réglementaire : AR 19/11/87 (rats musqués) et AGW 10/11/2011 (bernache)

Rat

* Mise en place d’un code de bonne conduite avec le secteur horticole

Projet LIFE AlterIAS conduit entre 2010 et 2013 [www.alterias.be]
Démarche volontaire
Liste de consensus pour retirer 28 espèces végétales de la vente en Wallonie
Identification de plantes alternatives
Alterias

* Cadre réglementaire européen [UE n°1143/2014]

Prévention et gestion de l’introduction et de la propagation des EEE en Europe
Principe de solidarité entre les états membres
>> 37 espèces listées (évolutive)
http://biodiversite.wallonie.be/fr/liste-d-especes-de-preoccupation-europeenne.html?IDC=6022
Sauf exceptions, il est désormais interdit d’importer, de transporter, de commercialiser, d’échanger, de détenir, d’utiliser, de conserver, de cultiver, d’élever, de faire se reproduire ou de libérer intentionnellement dans l’environnement les 37 espèces de la liste.
o Prévenir les introductions intentionnelles
o Limiter les arrivées fortuites
o Surveillance, détection et éradication précoce
o Gestion des EEE déjà établies
EC

* Autre réglementation

Circulaire ministérielle relative aux plantes exotiques envahissantes (MB 06/11/2013)
>> Cette circulaire interdit la plantation et le semis de plantes exotiques envahissantes dans le cadre de tout marché public, en ce compris l’ensemble des projets qui bénéficient d’une subvention octroyée par la Wallonie. Une liste d’espèces est annexée. La promotion des bonnes pratiques de gestion des plantes exotiques envahissantes fait également partie du cadre global de cette Circulaire.
>> Elle conseille également d’éviter au possible le transport et la réutilisation des terres susceptibles d’être contaminées par des EEE. En cas de présence avérée de certaines plantes sur le site où les travaux sont prévus, les cahiers spéciaux des charges devront prévoir des mesures adéquates pour éviter leur dissémination.

 

 

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Les renouées asiatiques
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Circulaire plantes exotiques envahissantes
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Choix d\'une technique de gestion des renouées
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Gestion par concassage-bâchage
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Gestion par terrassement
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Essai de gestion des renouées
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